Musique
Graissessac · Hérault
Un lieu réel pour les œuvres qui cherchent encore leur forme.
Laboratoire indépendant de création sonore, visuelle et cinématographique.
Le juste. Le vrai. Le beau.
Les œuvres donnent naissance aux événements.
Last House on Hill est né du désir de faire société autrement : par la création, la transmission et la rencontre. Le laboratoire accueille des démarches indépendantes, singulières et attentives à celles et ceux qui disposent de peu d’espace pour faire entendre leur travail.
Nous défendons le mouvement, l’exigence et la possibilité d’essayer. Ici, un projet atypique, une idée encore fragile, l’imprévu ou même l’erreur peuvent devenir le point de départ d’une œuvre et d’une collaboration.
Un lieu pour chercher librement, rencontrer d’autres pratiques et faire naître un possible qui n’était pas encore prévu.
Couloirs · portes · salles
Chaque porte ouvre un espace de travail.
Le parcours du site reprend celui d’une maison. Les couloirs deviennent des galeries temporaires : les œuvres sont accrochées aux murs avant l’entrée dans le studio, la salle de projection, le cabinet des dessins ou le salon des rencontres.
Une maison en activité
Studio, atelier, projection et cave voûtée.
Le bâtiment se transforme progressivement en outil de travail, d’accueil et de diffusion. Les espaces déjà actifs côtoient la cave en cours d’aménagement.
Découvrir les espaces actuelsArts visuels et cinéma
Gérôme-Mary Trebor
Peinture · dessin · photographie · filmsTraverser les galeries ↗Captations
Sessions live filmées
Concerts · performances · archives scéniquesEntrer dans la salle de projection ↗Recherche et édition
Épidermik
Objets, textes et formes à venirEntrer avec une envie, repartir avec une possibilité
Un espace pour se rencontrer avant de savoir ce que l’on fera ensemble.
On peut venir avec une pratique, une intuition, une question, une œuvre en cours — ou simplement l’envie de découvrir d’autres personnes. Musique, peinture, cinéma, écriture, photographie, performance, artisanat ou formes encore sans nom : ici, aucune discipline n’est au service d’une autre.
Chacun peut désormais créer un profil, publier un projet, répondre à une annonce ou ouvrir une conversation. La suite se décide librement entre les personnes : écrire, parler, se voir, travailler à distance, se retrouver à Graissessac — ou laisser une rencontre faire naître quelque chose d’inattendu.
- Présenter sa pratique
- Partager une recherche
- Proposer une rencontre
- Répondre à une envie
- Découvrir un univers
- Échanger un savoir-faire
- Créer à plusieurs
- Venir sans projet défini
Ouvert aux artistes, auteurs, interprètes, techniciens, artisans, lieux et curieux, à Graissessac comme partout dans le monde. Les profils, projets et prises de contact sont actifs et modérés. Les coordonnées restent privées.
Voir les projets et rejoindre le réseauDepuis la maison
Conversations, journal du laboratoire et lives de la cave.
Journal du laboratoire · 27 août 2026
Le son prend la forme d’un livre.
La Synthèse sonore est née d’une amitié, de machines traversées au fil des années et d’un besoin simple : comprendre sans être écrasé par la technique.
Édition · Recherche sonore · Transmission
Comment est née La Synthèse sonore
Tout commence avec un ami de longue date, rencontré en seconde. Il avait commencé la guitare six mois plus tôt. Un jour, il m’a montré comment il en jouait. Cela m’a plu. Pendant qu’il me reconduisait chez mes parents en scooter, une idée tournait dans ma tête.
Quand nous sommes arrivés, je lui ai dit : « Nous allons monter un groupe. » Surpris, il m’a répondu : « Mais comment ? » Je n’en savais rien, mais j’allais trouver.
Peu de temps après, nous commencions à répéter. Nous étions tous débutants. Jérôme avait ses six mois de guitare. Moi, je suis devenu chanteur, après avoir passé quatre à six mois de répétitions sans même oser chanter.
Lorsque la musique électronique a pris son essor, nous nous sommes passionnés pour les machines, bien plus que pour le simple fait de mixer. J’ai investi dans de vieux synthétiseurs analogiques, tandis que Jérôme faisait l’acquisition d’un Virus d’Access.
Après avoir vécu vingt-cinq ans à Londres, Jérôme est revenu s’installer dans le sud de la France. En décembre 2025, il m’a recontacté et il est venu au laboratoire, qui se trouvait alors dans un beau désordre. Je lui ai fait écouter mon travail récent : une forme de sculpture sonore construite comme une chanson, sans être totalement expérimentale. Il s’est étonné d’y entendre des mélodies.
Je lui ai demandé s’il possédait toujours le Virus et ce qu’il en faisait. Il m’a répondu qu’il l’avait encore et qu’il me l’offrait. En janvier, je suis allé chez lui. J’y ai rencontré sa femme et je suis reparti avec la machine.
Par entêtement, je n’avais jamais vraiment pris l’habitude d’ouvrir les notices. Mais face au Virus, à son architecture, à ses menus peu visibles, à sa modélisation analogique et à la synthèse FM, je m’y suis mis sérieusement.
En cherchant des informations sur Internet, j’ai repensé au Korg MS-20 et au Jupiter-6 de Roland auxquels je m’étais confronté vingt ans plus tôt. À l’époque, j’aurais aimé trouver un ouvrage accessible, une sorte de guide de la synthèse pour débutants, capable d’expliquer simplement ce que c’est, comment on s’en sert et pourquoi.
Comme ce livre ne semblait pas exister sous la forme que je cherchais, je me suis dit qu’il fallait le faire. J’ai commencé mes recherches, pris des notes, réuni des schémas, étudié des tutoriels et organisé les informations. Au bout d’un mois, je me suis retrouvé avec un ouvrage qui ne me semblait pas si mal.
J’ai alors contacté mon ami Paul-Axel, ingénieur et passionné de synthèse au point d’en avoir fait son métier. Et splaf, j’étais foutu : selon lui, un tel livre devait être complet. Il n’avait pas tort.
Pour ne pas rebuter le lecteur, j’ai imaginé une circulation simple : « Si vous souhaitez approfondir, passez à la page suivante. Sinon, poursuivez plus loin. » Chacun peut ainsi choisir son niveau de lecture.
Au moment de la mise en page, le projet a encore changé. Le livre devenait un objet visuel, agréable à parcourir. J’ai abandonné l’idée d’un simple manuel pour construire quelque chose de plus riche. C’est ainsi qu’est née La Synthèse sonore.
Prochaine étape : publier le livre
La fabrication et l’impression représentent un coût. L’idée actuelle est de préparer un financement participatif, probablement sur Ulule, afin de rendre possible un premier tirage.
La campagne n’est pas encore ouverte. Ses modalités, ses contreparties et son calendrier seront annoncés prochainement sur le site.
Travaux · Cinéma · Rencontres · Diffusion
Prendre le temps de construire
Les travaux de la cave ont pris du retard. Ces derniers mois, Gérôme-Mary Trebor a dû mener de front ses deux personnages artistiques, la construction du site, la promotion, la peinture, le dessin, la musique et toute la vie administrative de l’association. Quand on est artiste et créateur, porter seul tout ce qui entoure la création n’est pas toujours simple.
Il a parfois fallu reculer certaines échéances et accepter que tout ne se fasse pas au même rythme. Une personne pourrait bientôt venir seconder le projet : l’échange est engagé, affaire à suivre.
La situation devrait être plus claire d’ici une semaine.
Sa venue a été reportée à la suite d’un problème de santé. Une discussion avec une assistante réalisatrice est également prévue courant septembre.
Artistes, techniciens, artisans, auteurs et curieux peuvent se présenter, partager une recherche ou proposer une rencontre.
Première newsletter fin septembre, puis podcasts et directs depuis le site, relayés en direct ou en différé sur les réseaux sociaux.
La venue d’Eve permettra de reprendre le travail autour de la relation entre réalisateur et actrice dans la préparation du long métrage.
Rejoindre Last House on Hill
Les inscriptions et prises de contact sont désormais ouvertes directement sur le site. Chaque demande est d’abord lue par l’association : aucun profil ni aucune coordonnée ne sont publiés automatiquement. L’espace d’échange collectif sera ensuite choisi avec les premiers membres.
Fin septembre paraîtra la première newsletter, réservée aux adhérents, avec la mise en service progressive de leurs avantages.
Écouter · lire · transmettre
Une banque de sons originale et des articles de terrain.
Des samples créés par I_o_S–A, proposés au téléchargement après inscription, ainsi que des articles consacrés au son, à l’image, aux outils et aux méthodes de création indépendante.
